-Bonsoir Sir Pritchard. Votre soirée c'est bien passée?
-Passe mon courier au lieu de te mêler d'affaires qui te regarde pas.
-Bien sur Sir Pritchard. Escusez ma curiosité maladive. Un fax vient d'être envoyé pour Monsieur.
-Un Fax? Quelle heure est-il?
-Quatres trois heures cinquante-trois précises Monsieur.
-Fais-le parvenir dans ma chambre.
-Bien Monsieur Pritchard. Bonne nuit Monsieur Pritchard.
-C'est ca.
Il m'exaspère ce portier. De quoi il se mêle? Puis, pourquoi il me parle déjà? Je connais même pas son foutu prénom. J'attend l'assanceur quelques minutes, en m'allumant un cône.
-Monsieur, il est interdit de fumer dans le hall.
J'entends le bruit de la cage métallique. Ting! Je ne me retourne vers lui que lorsque j'entre dans l'endroit. Je souris, et lève mon majeure gauche en sa direction. Je cherche mes clefs dans la poche de mon Jean. J'ai encore une trace blanche. Pas de la poudre. Du sperm. Ce qui me fait repenser à cette mysterieuse Mist. C'était quoi son nom déjà? Un truc francais il me semble. Tant pis. Je rentre dans mon appartement. Tout est en foutoire monstre. Des Gibson se meurent sur le sol, des sachets vide de coke, ou de preservatifs, des fringues sale et propres un peu partout. Des tags sur les murs, Presque aucun meuble. Pourquoi je m'encombrerai? Un cendrier rempli sur la table basse, un fauteuil troué, un canapé miteux, et un grand lustre de cristal pendu au plafond. Je m'installe sur mon futon, et trifouille mon portable. Dix appels manqués. Trois messages. Presque tous des mecs, qui me demandent où je suis passé. Une folle envie de leur envoyé un bon copier/coller criant: Dans ton cul mec. Mais, flemmard, je m'abstient. Je me laisse, la tête en arrière sur mon trône, ma couronne risquerait presque de glisser. Mais elle est comme émantée a ma chevelure brune. Mon shit fume toujours. C'est le clame plat. Jusqu'à ce que j'ouvre les yeux d'un coup. La soirée n'est pas finie. Je mets les Strokes au volumen maximal, et tant pis pour les vieux friqués qui habite au dessous et au dessus. Mon appartement fait un étage. Un étage de vide. Où des bouteilles tout aussi vides, parfois brisées, jonchent le sol, miteux. Mes ongles sont noirs. Je suis crasseux. Ils seront là dans une vingtaine de minutes. J'ai le temps de me doucher, crade comme je suis. Le pommeau de douche est collé au plafond, avec du ruban adessif collé avec Paul. Je rentre dans la cabine et ne met que le jet d'eau chaude, qui me brûle le dos. Mist m'a griffé jusqu'au sang. Ca pique, ca brûle, c'est bon putain! Je pousse un soupir d'extase. Apres dix bonnes minutes, je sors, nu. Je me dirige vers le salon. J'ai beau avoir au moins dix pieces dans mon appartements, grande comme un appart' à elles-seules, ma chambre, c'est le salon. Y'a un lit, une radio, des fringues, partout. C'est plus pratique. Après, y'a des chambres d'amis, plus des chambres de Baise lors de soirées arosées que d'amis enfet. Bref, on s'en fou. J'enfile un T-shirt des Strokes, dont la musique resonne toujours, et un Cheap Monday noir, importé de Paris, où je passé voir les potes le plus souvent possible. Comme Kaponz, la bande de Gallo et Sitruk. De bons potes, enfet. Qui connaissent, comme tout le monde, Mist. Le Fax. N'oublions pas le Fax. Il est posé sur mon paillasson. J'ouvre le papier. Seule, une phrase reigne au centre de la page: << Je me glisse entre vos doigts gras, perverses et maladroits, j'impose mes lois, jamais, vous ne m'attraperez; Je domine, tu t'inclines. >>- Je me glisse entre vos doigts- J'amais vous ne m'attraperez. -THE MIST.* La sonnerie retenti. Je geule un: C'est ouvert!
Flemmard vous dis-je.
Ellipse d'une soirée des plus communes, sans beaucoup d'intêret donc.
Je me réveil avec un mal de crâne terrible. Putain, mes tampes sont en feu, et mon front me lance. Les joies singulières de la geule de bois. J'ouvre donc un oeil, après les avoir frotté une bonne minute afin d'y decoller mes paupières encore lourdes. Quatre heures cinquante-sept. Je vis la nuit, appellez-moi Mr Hyde! Des cigarettes fument encore dans les cinq cendriers de la table basse en verre, brisée par endroit. Une dixaine de corps nus etendus au sol, une quarentaine d'habillés, dont je connais même pas le quart. Je tousse.
-Putain Luke!
-Ta geule Doherty, rendors-toi et fous-moi la paix.
-Trop aimable, mais je suis reveillé maintenant. T'as pas un truc à boir, ma langue me colle au palet.
Je lui envoie une flasque de vodka pure. Il me regarde amusé.
-C'est tout ce que j'ai mec.
-Ca me va très bien.
-Tu connais quelqu'un a part les mecs et les Olsen ici?
-Honnêtement, j'en connais aucun.
-Moi non plus.
-T'facon, c'est toujours comme ca.
-Ouai, surtout chez moi, et chez toi.
-C'est vrai, d'ailleurs, on fait quoi ce soir?
-J'ai un concert.
-Oh Shit, demain alors? Ah nan, merde, c'est moi qui ai un concert demain.
-Putain, baah le jour d'après? Me prends pas la tête mec, je suis pas frais. J'ai pas la geule à faire des maths.
-J'ai loupé quelque chose?
C'était une voix enroulé et feminine. Je lance:
-Mary, mon Coeur, déjà levée? Je t'ai connu plus Hs.
-T'as pas vu ma soeur dis?
-Dans la chambre d'amis bleu, avec Alex.
-Alex? Lequel des trois?
-Turner, respond Doherty avant de s'avaler une gorgée.
-Merci Pete.
-Derien ma Belle.
-Bon bah moi j'y vais. Peter, tu peux virer tout le monde quand tu pars?
-Tu te casses? Tu vas où?
-Prendre l'air.
-Tu veux que je vienne?
-Si tu veux. On a qu'a y aller avec Mary quand elle a retrouvé Ashley.
-Mais on va ou au juste?
-PETER TU LE FAIS EXPRES? Je t'ai dis ME PRENDS PAS LA TETE j'en sais rien!
Il rit.
-Okai Mec, je mets mes chaussure et appelle Mary.
-C'est ca, je vous attends dans le hall.
____________________________________
Merci pour vos visites, et désolée pour cette longue attente et cette courte suite.
Mais je n'ai plus le temps, même pour moi.
Sur ce, merci d'être passé.
Et commes ELLES, j'oserai demander des commentaires argumentatifs ( constructifs pour reprendre leurs propres mots).
*The Mist: Le brouillard en anglais ( pour les trop grandes lacunes..)
Bises.
Amicalement -V-